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Volumen 3 - carta nº 127

De AUGUSTE PÉCOUL
A   MARCELINO MENÉNDEZ PELAYO

Paris (rue de Ponthien 58), 30 juillet 1878

Monsieur: Vous voudrez bien m'excuser de Vous écrire sans avoir l'honneur d'être connu de Vous.

J'ai lu votre beau travail «La Ciencia española» l'année dernière pendant un séjour que j'ai fait en Espagne pour ma santé. Ce livre si riche en érudition solide, si rempli d'aperçus lumineux sera, je l'espère, le point de départ d'une réorganisation intellectuelle pour l'Espagne.

a la page 213 à propos du travail de M. Castro sur les Protestants espagnols Vous nommez en passant D. Carlos.

Dans ce moment je revois des notes prises depuis longtemps sur cet épisode du règne de Philippe II pour répondre au nouveau travail sur D. Carlos que vient de publier D. José Guell y Rente. Ce livre est peut-êtte encore plus mal fait que le chapitre de M. Castro sur D. Carlos. J'en prépare une réfutation.

Pour être aussi complet que possible je compte examiner les principaux écrits auxquels a donné lieu la mort du fils de Philippe II, entre autres l'opuscule de D. Cayetano Manrique.

Mais j'ai recontré cité très incomplètement un poëme qui aurait été publié en Espagne sur cet épisode. Me permettriez Vous de Vous demander si vous connaissez ce poëme? Plusieurs personnes auxquels je me suis adressé ignorent son existence. Ce livre ne serait pas ancien.

J'ai eu le regret de ne savoir que Vous étiez venu á Paris qu'après votre départ de cette ville; j'ose espérer être une autre fois heureux et être informé à temps de votre présence à Paris.

Don juan Valera et divers savants et lettrés de Madrid m'ont souvent parlé de Vous et m'ont donné un grand desir de faire votre connaissance.

L'étude de l'histoire de l'Espagne est avec l'histoire des Conciles ma principale occupation; si de mon côté je pouvais Vous être utile je m'en estimerais des plus heureux. Je sais sous quelle bannière Vous combattez, elle est aussi la mienne.

J'espère que Vous voudrez bien excuser ma démarche un peu indiscrète, et agréer, Monsieur, l'expression de ma considération la plus distinguée.

Votre bien humble serviteur

Auguste Pécoul

Vous me permettrez de Vous offrir trois petites choses que j'ai publiées.

1.º Une conversation du Pie IX que j'ai sténographiée.

2.º L'édition que j'ai annotée du traité de l'élection du Pape de Bignon.

3.º La réponse aux critique de Morel Fatio.

les trois pièces Vous arriverons par la poste en même temps que cette lettre.

TRADUCCION

Señor: Le ruego tenga la amabilidad de excusarme por escribirle sin tener el honor de ser conocido de Vd.

He leído su hermoso trabajo La Ciencia española el año pasado durante una temporada que pasé en España por motivos de salud. Este libro tan rico en erudición sólida, tan lleno de ideas luminosas, será, así lo espero, el punto de partida de una reorganización intelectual para España.

En la página 213, a propósito del estudio del Sr. Castro sobre los protestantes españoles, menciona Vd. de pasada el D. Carlos.

En este momento estoy revisando una notas tomadas hace tiempo sobre este episodio del reinado de Felipe II para contestar al nuevo estudio sobre D. Carlos que acaba de publicar D. José Güell y Rente. Este libro está todavía peor hecho que el capítulo del Sr. Castro sobre D. Carlos. Preparo una refutación.

Para ser lo más completo posible pienso examinar los principales escritos a los que ha dado lugar la muerte del hijo de Felipe II, entre otros el opúsculo de D. Cayetano Manrique.

Pero he encontrado citado de forma muy incompleta un poema que habría sido publicado en España sobre este episodio. ¿Me permitiría Vd. preguntarle si Vd. conoce este poema? Varias personas a quienes me he dirigido ignoran su existencia. Este libro no sería antiguo.

Siento no haber sabido que Vd. había venido a París hasta después de su marcha de la ciudad; me atrevo a esperar que otra vez tenga más suerte y pueda enterarme a tiempo de su presencia en París.

Don Juan Valera y diversos eruditos y hombres de letras de Madrid me han hablado a menudo de Vd. y me han infundido un gran deseo de llegar a conocerle.

El estudio de la historia de España es con la historia de los Concilios mi principal ocupación; si por mi parte pudiera serle útil, me sentiría muy dichoso. Sé bajo qué bandera combate Vd., es también la mía.

Espero que sepa excusar mi atrevimiento un poco indiscreto, y aceptar, señor, la expresión de mi consideración más distinguida.

Su humilde servidor,

Auguste Pécoul

Permítame que le ofrezca tres pequeñas cosas que he publicado.

1.º Una conversación de Pío IX que he estenografiado.

2.º La edición anotada por mí del Tratado de la elección del Papa de Bignon.

3.º La respuesta a las críticas de Morel Fatio.

Los tres ejemplares le llegarán por correo al mismo tiempo que esta carta.